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Vendre son Cul pour Financer ses Études: Une Nouvelle Tendance en Australie

Vendre son Cul pour Financer ses Études: Une Nouvelle Tendance en Australie

Leroy Velasquez  Vendre son Cul pour Financer ses Études: Une Nouvelle Tendance en Australie leroyvelasquez
Leroy Velasquez

Les étudiantes des milieux universitaires australiens se tournent de plus en plus vers des “sugar daddies” pour aider à payer pour leurs dépenses que ce soit pour l’éducation ou pour le divertissement. La plupart de ces “match” entre jolie demoiselles et “sugar daddies” est généralement facilité par des sites Web spécialisés. Pour un forfait mensuel, les “sugar babies” et les “sugar daddies” (ainsi que l’occasionnelle “sugar mom”) peuvent construire et afficher un profil, prendre contact avec d’autres utilisateurs et organiser des réunions de mises en place tout comme c’est le cas sur les autres sites de rencontres traditionnels. [2] Les statistiques publiées cette semaine montrent que le nombre d’étudiantes qui ont rejoint le site de rencontres SeekingArrangement.com a fait un bond de 154 pour cent. [3] La plupart des membres proviennent des États-Unis mais de nombreux profils ont également été soumis par des gens provenant de l’Australie, de l’Europe, de l’Asie du Sud et de l’Inde. [3] Or, cette nouvelle tendance semble maintenant avoir envahie l’Australie. Le site, SeekingArrangement.com, a récemment publié une liste intitulée “Australias Top 20 Fastest Growing Sugar Baby Colleges of 2012″ qui montre les universités où les services de “vieux riches” sont le plus souvent demandés. [4] Alors que l’Université de Sydney figure en tête de liste avec 207 étudiantes qui ont essayées de se trouver un “sugar daddy” l’année dernière, on compte 45 étudiantes de l’Université de Queensland “cherchant une relation mutuellement bénéfique” et on en compte 37 à l’Université Griffith. [4] Les chiffres ont également révélé l’existence de 44 étudiantes qui se sont enregistrées depuis le campus de Gold Coast. On obtient des chiffres légèrement inférieurs pour l’Université Bond qui compte 21 utilisatrices et l’Université Southern Cross (SCU) qui abrite 13 étudiantes qui sont actuellement à la recherche d’un “sugar daddy.” [5] La vie universitaire comprend beaucoup d’activités qui peuvent selon le cas informatives, amusantes, stimulantes ou intéressantes, mais c’est également très coûteux. Il y a le coût des cours, des bouquins, le transport, l’hébergement, les repas et bien sûr les fêtes estudiantines. Les frais universitaires en Australie ont augmenté de 30 pour cent au cours des six dernières années pour les étudiants locaux et les frais de scolarité pour les étudiants internationaux ont augmenté de 166 pour cent depuis 2002 selon le Conseil Consultatif sur l’Éducation Internationale. [6] Ainsi, alors que certaines personnes impriment une copie de leur curriculum vitae et vont à la recherche d’un emploi à temps partiel pour financer tout cela, d’autres règlent cet épineux problème sur Internet en partant à la recherche d’un “sugar daddy” à temps plein. Le coût d’un seul sujet d’étude à l’Université Bond est à la hausse de 3600 $, tandis que les étudiants Griffith et SCU paient des sommes qui varient entre $ 500 et un peu plus de $ 3500. [5]

Seeking Arrangement est une société américaine qui fait le lien entre les papas gâteaux et les  “sugar babies.” Les gestionnaires de la compagnie ont remarqués une augmentation remarquable des inscriptions parmi les étudiantes qui fréquentent l’université il y a trois ans. “L’Australie est le quatrième pays d’importance en ce qui concerne la quantité d’adhésions des “sugar babies,” nous dit Leroy Velasquez. “Il y a un million de “sugar babies” dans les différents collèges à travers le monde et l’Université de Wollongong est actuellement classée 18ème en Australie avec 45 étudiantes qui ont rejoint le réseau en 2013.” [1] Selon les chiffres de l’entreprise, il y a environ 7680 “sugar babies” dans le Queensland qui cherchent divers types d’arrangements et il a y a 530 “sugar daddies” et “sugar mommies” qui sont prêts à offrir leur soutien. [4] Les chiffres étaient beaucoup plus grands à Sydney où l’on comptait 14 500 “sugar babies” et 800 “sugar daddies” l’an dernier. Melbourne, pour sa part, comptait 9210 “sugar babies” et 640 “sugar daddies”. [4] L’âge moyen d’un “sugar baby” se site entre 19 et 26 ans et le papa gâteau moyen a environ 39 ans. [6] Un porte-parole de l’Université du Queensland a affirmé que la question n’est pas un phénomène avec lequel l’institution était familier et ils ont refusé de commenter la situation. [4]

“Nous ciblons de généreux bienfaiteurs qui peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie de nos membres.” Le site Web affirme que les “sugar daddies” qui souhaitent appliquer à partir de l’Australie doivent “toujours être respectueux et généreux”. [3] Les généreux contributeurs “donnent des allocations mensuelles, des cadeaux, ils les emmènent en voyage et contribuent à améliorer leur qualité de vie.”  Pour éviter les déceptions et les faux espoirs, “les membres créent leur propre profil et dévoilent combien ils sont prêts à donner ou à recevoir – les montants se situent habituellement entre $ 3000- $ 20 000 par mois.” [1] Qu’est-ce que cet arrangement vous permettra d’acheter fait partie de la négociation mais Leroy est rapide à faire remarquer que le processus peut également conduire à une amitié platonique et que ce n’est pas de la prostitution. En fait, il affirme que beaucoup de ces “arrangements” conduisent à des relations à long terme. [1] Selon certains chiffres assez douteux, il y aurait actuellement plus de 15.000 “sugar daddies” en Australie qui sont à la recherche de l’amour en ligne. [7] Il y aurait plus de 8400 papa gâteau australiens dotés de gros portefeuilles qui ont choisi de s’accoquiner avec une “pitoune” américaine, selon SeekingArrangement.com. [7] Le site bénéficie 900.000 “Sugar Babes” en provenance des États-Unis alors que seulement 100.000 filles Australiennes ont mordues à l’hameçon. [7] Mais pour ajouter l’insulte à l’injure, le site affirme que les femmes américaines sont plus populaires parce qu’elles sont considérées comme des “vacances” au yeux des riches australiens.[7]

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Virginia Williams

Virginia Williams, qui est psychologue de la jeunesse à l’Université Wollongong, dit avoir quelques préoccupations concernant cette nouvelle tendance. “Il est difficile de ne pas émettre un jugement quand on regarde la façon ces relations sont organisées mais s’il y a une négociation équitable et ouverte entre les deux parties c’est quelque chose que nous considérons comme crucial pour toutes les relations intimes réussies. Mes préoccupations concernent plutôt les jeunes femmes vulnérables qui se trouvent dans une position où elles ont absolument besoin d’aide financière pour passer à travers leurs  l’étude […] et qu’elles se commettent dans un arrangement alors que le rapport de force dans la négociation n’est pas égal. Chaque fois qu’il y a la vulnérabilité il est difficile pour les gens d’agir comme des égaux et cela frappe une corde sensible chez moi.” [1] Seeking Arrangement affirme que l’âge du bébé en sucre est en moyenne de 19-26 et le papa gâteau habituel est étonnamment jeune avec ses 39 ans d’âge moyen. Le bienfaiteur gagne habituellement aux alentours de $ 250.000 dollars par an. Le porte parole de la compagnie, Leroy Velasquez, affirme que ni la grande différence d’âge, ni le fait que la relation commence comme un service mutuellement bénéfique a une véritable incidence sur le fait que la relation va durer ou non.”  La vérité dans toute cette histoire est que beaucoup de relations durables sont enracinées dans un sentiment de sécurité. Vous êtes censé prendre soin de quelqu’un que vous aimez bien et ces femmes apprécient ce genre d’attention. Cela encourage les hommes à être plus chevaleresque et généreux avec l’argent qu’ils ont gagné et les deux parties peuvent mettre fin à l’arrangement quand ils veulent.  Virginia Williams dit qu’il y a des inquiétudes à avoir en ce qui concerne les motivations qui poussent les étudiantes à amorcer une relation avec un “sugar daddy” et sur la façon dont cela affecte leurs actions. “Il ne semble que participants se lancent eux-mêmes dans cette aventure mais il y a une grande discussion à avoir en ce qui concerne la question se savoir à quel point le stress financier réduit leur capacité à prendre des décisions éclairées sur ce qui bon ou pas bon pour elles.” [1]

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Jennifer Gwynn

La porte-parole de l’entreprise Jennifer Gwynn a déclarée que ces “sugar babies” pouvaient recevoir aux alentours de $ 3000 par mois en indemnités et en cadeaux de la part de leur Sugar Daddy ce qui les aide grandement à couvrir leurs frais de scolarité et le coût général de la vie. Elle insiste toutefois pour dire que cela n’est pas de la prostitution. “Comme vous pouvez l’imaginer, beaucoup de gens nous posent cette question,” a déclaré Mme Gwynn. [4] “La principale différence entre être un bébé de sucre et être une prostituée est “la relation.” Une prostituée mène une transaction entre elle et un client. Notre site est un site de rencontre pour les personnes recherchant un certain type de relation. ce sont là deux choses complètement différentes.” Mme Gywnn dit que les hommes et les femmes qui se livrent à ces “relations de sucre” ont convenus sur les termes de leur accord au préalable et pour ceux qui sont à la recherche d’un soutien éducatif, cette relation leur permet de recevoir des paiements pour leurs manuels scolaires et autres formes de fournitures scolaires. [4] “Le sexe n’est jamais absolument nécessaire même s’il peut être souhaité,” nous confie-t-elle. “La réalité est que la plupart des “relations de sucre” ressemblent à une relation typique copain-copine avec une composante financière supplémentaire.” [4]

Une femme de 39 ans vivant à Gold Coast en Australie et qui s’affiche comme Annaliese a confiée au journal local Gold Coast Bulletin qu’elle a été impliquée dans un de ces “arrangements” avec un “sugar daddy” pendant neuf ans. [6] “J’ai été attiré à cette idée en premier lieu parce que je voulais rencontrer une meilleure classe de gens – des gens que je ne voudrais pas nécessairement rencontrer dans mon cercle d’amis, a-t-elle dit au Golden Coast Bulletin. Elle poursuit en disant: “Ce sont des gens normaux, des hommes qui ont réussis et qui sont très occupés – mais ils s’inquiètent beaucoup des gens qui débarquent dans leur vie – ils sont assez méfiants.” [6] [8] En utilisant cette méthode ils peuvent ainsi filtrer les gens qui les intéressent avant même de révéler leur identité. “Ça me frappe à quel point les gens sont seuls -. Ils sont déconnectés les uns des autres en raison des affaires et, parfois, ils veulent juste être amis.” [6] [8]

Où sont les “Sugar Babies”?:

  • 1. The University of Sydney 137
  • 2. The University of Newcastle 114
  • 3. Deakin University 106
  • 4. La Trobe University 99
  • 5. Curtin University 94
  • 6. The Australian National University 89
  • 7. The University of Adelaide 85
  • 8. Edith Cowan University 78
  • 9. Monash University 77
  • 10. Victoria University 74
  • 11. The University of Melbourne 69
  • 12. Australian Catholic University 64
  • 13. University of South Australia 58
  • 14. The University of Western Australia 53
  • 15. RMIT University 51
  • 16. The University of Queensland 45
  • 17. Macquarie University 42
  • 18. Griffith University 37
  • 19. The University of New England 35
  • 20. Murdoch University 33
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[1] Justin Huntsdale, Sugar daddy relationships funding Illawarra uni students, ABC.net.au, 6 March, 2014 2:59PM AEST
[2] Kate Lyons, Sugar babies on the rise, Hijacked.com.au, 03 Feb 2014
[4] Katherine Feeney, ‘Sugar daddies’ a learning experience for students, BrisbaneTimes.com.au, February 1, 2013
[5] Mackenzie Ravn, Students sweet-talked by sugar daddies who pay their school fees, The Courrier Mail,   February 23, 2013 12:00AM
[8] Kathleen Skene, The number of Gold Coast university students with a sugar daddy has tripled in the past year, Gold Coast Bulletin, September 27, 2014 12:00AM

 

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