Share
Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu’il Nous Faut!

Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu’il Nous Faut!

state-of-the-union-President-Hannibal-Lecter  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! state of the union President Hannibal LecterL’idée d’Hannibal Lecter en tant que président des États-Unis vient du livre de Robert Anton Wilson TSOG: The Thing that Ate the Constitution où il a suggéré que le psychiatre de renommée mondiale ferait un meilleur président que George W. Bush (qui était le président au moment où le bouquin a été écrit). Pour illustrer son point, Wilson affirme que “tout le monde sait que le président des États-Unis à cette époque de l’histoire doit avoir la personnalité et le tempérament d’un tueur en série.” [1]  Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas, Hannibal Lecter, MD est un personnage de fiction qui apparaît dans une série de romans d’horreur écrite par Thomas Harris et dans leur adaptation cinématographique. Lecter a été introduit en 1981 dans le thriller Red Dragon où il figure à la fois en tant que brillant psychiatre et en tant que tueur en série cannibale. Dans le roman subséquent, Le Silence des Agneaux, Lecter n’est que l’antagoniste secondaire des deux tueurs en série figurant dans les deux premier romans. Dans le troisième roman, Hannibal, Lecter devient le personnage principal. Le premier film adapté des romans de Harris était Manhunter (basé sur Red Dragon) qui mettait en vedette Brian Cox dans le rôle de Lecter, épelé “Lecktor”. En 1991, Anthony Hopkins a remporté un Oscar pour son interprétation du personnage dans Le Silence des Agneaux. Il reprendra le rôle de Hannibal en 2001 et dans une seconde adaptation de Dragon Rouge réalisée en 2002 sous le titre original.

Robert Anton Wilson  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! raw1 sized
Robert Anton Wilson

Donc, l’idée de Robert Anton Wilson était que, puisque les États-Unis est au sommet du monde, il donc est compréhensible que tous le monde soit à leur gorge et qu’ils aient d’innombrables ennemis en peu partout dans le monde. En conséquence, l’homme qui est au sommet de la hiérarchie d’une telle nation a tous les incitatifs possibles et imaginables à penser et agir comme un prédateur. Et quand on y pense un peu on réalise qu’il doit agir comme ça peu importe si il veut étendre son empire ou si il a juste envie de s’asseoir sur ses laurier. Que vous soyez un homme de gauche ou un conservateur de droite, vous obtenez toujours à la même conclusion à chaque fois. Il y a certaines questions “bipartisanes,” comme celle-là, sur lesquelles tout le monde est d’accord immédiatement. Selon le point de vue de l’aile droite conservatrice républicaine, l’Amérique a des ennemis vicieux sur tous les continents (c’est ce que nous disent les médias mainstream) et que ces malfaiteurs entraînés par Satan lui-même haissent notre liberté et veulent nous détruire et nous voler tout ce que l’on possède. Par conséquent, si nous suivons les conséquences logiques de cette analyse, le Président doit avoir aucuns scrupules à répandre le sang ; en bref, que cela plaise ou non, il doit avoir l’âme – ou l’absence d’âme – d’un tueur en série. Les gens de la gauche de leur côté ne pensent pas que le monde regorge d’ennemis à l’infini mais insiste plutôt sur le fait qu’il contient beaucoup de peuples qui veulent sortir de leur fâcheuse posture sous l’emprise prédatrice des multinationales, du FMI, de la Banque mondiale etc. Notre gouvernement, dans cette perspective, ne nous appartient pas mais à appartient plutôt ces corporations géantes qui financent les deux grands partis politiques et ces gens-là veillent à ce qu’aucun autre tiers parti n’obtienne une couverture décente dans leurs médias. Le gouvernement agit alors comme un instrument pour servir l’intérêt des riches, il se défend farouchement en  supprimant de façon agressive toutes les tentatives de rébellion ou de libération nationale, etc. Donc, une fois de plus, même en adoptant le point de vue de l’idéologie dissidente (la gauche), nous arrivons à la conclusion que le président doit penser, planifier et d’agir comme un tueur en série .

hannibal-lecter-president  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! hannibal lecter president
Hannibal Lecter serait probablement aussi cruel (peut-être même un peu plus) que ses prédécesseurs, mais au moins il nous débarrasserait rapidement de notre propension ridicule pour le “politiquement correct”.

Une fois que nous avons compris toutes les implications de cet état de chose, Robert Anton Wilson pense que la seule question pragmatique (non théorique) qui reste à discuter quand vient le temps des élections c’est “quelle sorte de tueur en série pourrait mieux représenter les riches qui paient pour ses dépenses de campagne? “[2] En réponse à sa propre question Wilson dit à ses lecteurs qu’il pense que Hannibal Lecter MD. possède les “credentials” nécessaires pour occuper un tel poste et qu’il “pourrait satisfaire les propriétaires de US Corp beaucoup mieux que George W. Bush. “[3] Une fois que nous débarrassons de l’idée naïve d’un leader hippie, que nous admettons que Jésus ne sera jamais élu et que l’on réalise que le Président des États-Unis doit absolument être par un enfant de chienne sans scrupules et sans pitié pour être en mesure d’assurer la sécurité de la nation, la question existentielle la plus importante que les Américains doivent se demander à partir de là c’est “voulons-nous un amateur maladroit ou un homme qui a vraiment un intérêt marqué et un talent naturel pour les homicides en série?” [4]

HANNIBAL-PRES  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! HANNIBAL PRES
Contrairement à Obama, Lecter ne demandera pas aux militaires de faire une “job” qu’il n’est pas capable de faire lui-même…

Les néo-conservateurs ont peut-être tués plus de monde que Hannibal Lecter par une marge d’environ 20 millions contre un, mais ils le font sans le flair ou le zeste du psychiatre cannibale. “Hannibal met vraiment son cœur et âme dans le travail et il y ajoute même une touche d’humour surréaliste.” [5] Le choix de Hannibal Lecter comme Président prend également tout son sens lorsque l’on considère les autres fonctions que le président doit remplir. Tout d’abord, Hannibal Lecter n’aurait jamais eu à truquer les élections pour mettre les pieds dans le bureau oval. Robert Anton Wilson assure ses lecteurs que Lecter pourrait gagner une élection honnête, sans la souillure et les crimes qui ont obscurcis l’élection de George W. Bush.  Dr Lecter a fait ses preuves, il a remporté un authentique succès au box-office dans le passé, son dernier film a rapporté $ 100 000 000 dans sa première semaine. Cela ne prend pas beaucoup de réflexion pour réaliser que, malgré son attitude sévère, Dr Lecter a pas mal plus de fans que George W. Bush. Une autre chose qui met Hannibal Lecter au-dessus de Bushware 2.0 est le fait qu’il est capable de parler correctement et le fait en utilihannibal-lecter-president-u-300x225  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! hannibal lecter president usant un anglais tout à fait éloquent (malgré sa naissance lituanienne) alors que “Boy George” gazouille comme un idiot. [6] Il va sans dire que le Dr Lecter commandera plus de respect de la part des gens instruits en général ainsi que des autres dirigeants du monde, des diplomates et dignitaires qu’il devra rencontrer sur une base quotidienne dans le cadre de ses fonctions. En outre, Lecter parle plusieurs langues – français, italien, espagnol, anglais … alors que le roi “George the Turd” peut à peine parler anglais. Nul doute que Lecter est mieux habileté à faire la conversation avec les autres dirigeants du monde civilisé qu’un andouille du Texas qui marmonne une langue inconnue et qui a du mal à se souvenir de son nom. Au vénérable âge de 64 ans, Hannibal Lecter possède déjà l’apparence, le comportement et l’éloquence d’un chef d’État. À côté de lui George Bush ressemble à Bozo le Clown. Georges est à peine capable de discuter d’insipidités comme le golf et les célébrités. Dr Lecter peut souvent réciter la formule chimique exacte de la médication prescrite pour les maladies neuro-psychologiques de ses patients; il peut une conférence savante – en bonne langue toscane – sur la théologie morale de Dante; il travaille à temps partiel sur une critique mathématique de la tentative de Hawkins d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale; il a un grand intérêt pour l’art et joue le clavecin avec une certaine virtuosité, etc. En vertu de son plus large du paysage mental, de son jugement mieux pondéré et de sa passion pour les choses complexes, nous pourrions attendre de lui à ce qu’il agisse avec plus de prudence que Bushware 2.0.

lecter-presient-air-force-o  Hannibal Lecter à la Présidence de États-Unis: Le Candidat qu'il Nous Faut! lecter presient air force o

Puisque personne est parfait en ce bas monde, Wilson admet volontier que le Dr Lecter agit parfois de façon incosidérée. Il a déjà mangé le lobe frontal d’un candidat au Congrès et il a dévoré quelques sénateurs qui le faisaient sérieusement chier. De toute façon ce N’est pas une grosse perte, nous dit Wilson, car qui a vraiment besoin de lobes frontaux pour servir au Congrès Américain? Avec Hannibal Lecter dans le bureau Oval nous aurions certainement un gouvernement plus rationnel ce qui compenserait pour certains des spécimens archéologiques que l’on retrouve au Sénat. Bien sûr quand on parle d’un poste comme celui de Président des États-Unis, toute la question du cannibalisme du docteur Lecter reste problématique et pourrait perturber gravement les groupes de pression militant en faveur des droits de l’homme et tous les belles âmes libérales adeptes de la rectitude politique. Robert Anton Wilson nous dit que, personnellement, il favorise un président cannibale sur les deux niveaux, surréraliste et réaliste. Selon lui, “accepter un président cannibale pourrait se qualifier comme étant l’expérience la mieux informée de la décénie.» [7] En outre, Hannibal Lecter agit toujours comme un gourmet et non pas comme un gourmand. Bien que Sir Anthony Hopkins a “pris du poids” comme ils disent, le roman décrit toujours Hannibal comme étant relativement mince. Tout au plus peut-on que’on peut s’attendre à ce qu’il ingère quelques sénateurs, comme mentionné ci-dessus et peut-être quelques dizaines de bureaucrates. Peut-être même quelques télé-évangélistes. Rien de tout cela ne constituait une grande perte sans compter que tous les avantages éducatifs qu’il y aurait à rendre la politique américaine totalement explicite. Cela serait sans doute un grand pas vers plus de transparence pour la branche exécutive du gouvernement. La seule question qui demeure est la suivante: Dr Depuis, Lecter méprise ceux qui tuent pour l’argent (il méprise l’avarice en général). Sachant cela, peut-on penser qu’il va docilement se mettre à tuer juste les gens que propriétaires de l’Amérique veulent voir mourrir? Tout cela juste pour un salaire? Ou peut-être est-il possible qu’un beau jour il commencer à manger les lobes frontaux des propriétaires cachés de l’Amérique également.  Subitement comme cela, juste pour le défi? Considérant que le président des États-Unis n’est en fait rien d’autre qu’un porte-parole pour Corporate America, combien de temps cela va t-il prendre avant que le Dr Lecter cesse de faire semblant être une marionnette? Difficile à dire. Une chose est sûre, c’est le sort même de l’Amérique qui en dépend.

———————————————
[1] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 166.
[2] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 167.
[3] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 167.
[4] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 167.
[5] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 167.
[6] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 167.
[7] Robert Anton Wilson, TSOG: The Thing that Ate the Constitution, p. 169.

 

Profile Status
ACTIVE

Leave a Comment